La chapelle, noyau ancien

C'est autour de la chapelle Saint-Pierre Saint-Paul que le centre ville s'organise. L'origine de ce lieu de culte remonte au XVIIe siècle. Longtemps placée sous l'autorité de la paroisse de Colombes la commune obtient son autonomie en 1785. La construction de l'église Saint-Pierre Saint-Paul débute en 1790 d'après les plans de Louis le Masson. À proximité, se trouve encore le couvent des pénitents de Nazareth de l'ordre de Saint François d'Assise, fondé en 1658 et qui accueille des moines jusqu'en 1790, date à laquelle les ordres religieux sont supprimés par l'Assemblée Constituante.

La Caserne

En 1756 est construite la caserne des gardes suisses de Louis XV. Elle a très vite un effet d'entraînement sur le centre-ville qui devient fortement urbanisé. De nombreuses entreprises se développent parmi lesquelles les blanchisseries, les cafés et les cabarets qui ouvrent un peu partout dans le quartier.

Les grandes demeures et châteaux

Les belles propriétés situées à proximité de la place de l'église, pour la plupart aujourd'hui disparues, témoignent de l'essor de la commune au XVII et XVIIIe siècles. On retrouve ainsi le chateau de la "Belle Gabrielle" (du nom de la maîtresse d'Henri IV), l'orphelinat des arts qui accueille des enfants du monde du spectacle, l'Hôtel de Vibraye qui abrite les Diaconesses d' Augsbourg avant de devenir la clinique de la Montagne, le château de Courbevoie, propriété des seigneurs de Courbevoie, de Louis de Fontanes et plus tard de messieurs Dupuytren, Ficatier et Larnac, l'Hôtel de Guines qui existe encore entre les rues de Visien et des Salles, le Château Larivière qui accueille depuis 1987 la bibliothèque municipale, le château des Colonnes devenu asile Lambrechts puis détruit lors de la construction du stade municipal…

La mairie

Après avoir occupé un corps de garde près de l'église, la municipalité acquiert des terrains en contrebas et y fait construire un centre administratif aujourd'hui connu sous le nom d'ancienne mairie, par l'architecte Paul Eugène Lequeux. L'édification du bâtiment sera achevée en 1858.

Le XXe siècle

Au début du XXe siècle, le tracé des principales voies d'accès au centre-ville est achevé et les constructions sont nombreuses. En 1960, la caserne est détruite et remplacée par le complexe Charras. Les voies de circulation bien qu'élargies, conservent leur tracé d'origine. L'église Saint-Pierre Saint-Paul, témoin d'un lointain passé, côtoie aujourd'hui des immeubles de grande hauteur.

République (partie nord du quartier)

Jusqu'en 1850, on ne note pas la moindre trace d'habitation dans ce secteur de Courbevoie.

La principale culture est la vigne et la population subsiste du gibier qui abonde dans les bois voisins en direction de la Garenne-Colombes.

L'arrivée du chemin de fer en 1853 désenclave le quartier qui se développe petit à petit grâce, en particulier, aux petits commerces qui s'installent à proximité de la gare, le long de l'avenue Marceau. Un marché en plein air se tient dès 1925 sur l'actuelle place du 8 Mai 1945.

A l'autre bout du quartier, boulevard de Verdun, ce sont les usines et en particulier celles qui concernent le secteur automobile qui se créent :

  • En 1913, Delage installe une usine monumentale boulevard de Verdun, derrière le pont de chemin de fer, employant un nombre considérable d'ouvriers. Après avoir fusionné avec Delahaye, cette célèbre marque d'automobiles disparaît en 1954.
  • En 1932 : les usines Berliet implantent leurs bâtiments au bout du boulevard de Verdun, à l'embranchement aujourd'hui plus connu sous le nom de place de l'Europe, drainant ainsi une masse importante de main d'oeuvre et provoquant par là-même l'arrivée massive d'ouvriers sur le secteur.

On note aussi la présence de 2 corderies, situées rue de Colombes et boulevard de Courbevoie et de quelques usines métallurgiques telles que : la Compagnie des Bimétaux rue de Normandie et une fabrique de boîtes de conserves avenue Marceau.

L'avenue de la République, à laquelle on doit aujourd'hui le nom du quartier, voit se multiplier les petites maisons ouvrières et les pavillons qui n'ont guère changé aujourd'hui.

Nom d'un généreux donateur courbevoisien, conseiller municipal pendant 37 qui offrit, le 12 novembre 1897, "50 000 francs à l'hospice du Cayla ainsi qu'une maison située 13 rue de Paris et 100 000 francs à la commune" qui fut chargée de partager cette somme en 10 pensions égales entre les sociétaires les plus anciens du secours mutuel. À sa mort, la rue des Roses où il possédait un jardin, devint la rue Adam-Ledoux.

Nom d'un conseiller municipal qui habitait au numéro 10 de la rue Sébastopol. La délibération du 22 décembre 1903 donna le nom de cet ardent défenseur de l'aide sociale à une rue de Courbevoie à l'emplacement de l'ancien pensionnat Notre-Dame, "en mémoire des nombreux services rendus à la ville et à ses dirigeants". La municipalité décida également de prendre en charge les funérailles officielles. Mais sa veuve préféra reverser l'intégralité des frais occasionnés, soit la somme de 824,05 francs au bureau de bienfaisance dont son époux était le vice-président.

Le nom de rue de l'Alma est donné en 1897, à l'une des voies les plus anciennes de la commune, en commémoration de la victoire franco-anglaise sur les Russes pendant la guerre de Crimée de 1854 (voir également Sébastopol).

Né le 13 juillet 1832 à Landresse (Doubs). Domicilié au 16, rue de Strasbourg, il fut conseiller municipal de Courbevoie entre 1892 et 1896. En 1897, la municipalité lui attribua une concession perpétuelle pour avoir fondé plusieurs œuvres d'assistance en faveur des pauvres. La villa Carle-Hébert devint Auguste-Beau le 20 décembre 1907, par délibération du conseil municipal.

Homme politique français né en 1862, connu pour ses opinions d'extrême gauche. En 1893, il fonda, avec Jean Jaurès, le parti socialiste. En 1902, il fut élu député. Il fut 25 fois ministre (le plus souvent des affaires étrangères) et li fois président du conseil. En 1905, il défendit la loi de séparation entre l'Église et l'Etat. Partisan d'une politique de réconciliation avec l'Allemagne, il marqua la diplomatie française entre 1925 et 1932. Il signa l'accord de Locarno garantissant les frontières à l'ouest de l'Europe (1925) et fut l'un des animateurs de la Société Des Nations. Il obtint le Prix Nobel de la Paix en 1926. Il œuvra pour ramener les Etats-Unis dans le concert des Nations et obtint l'adhésion de nombreux pays au pacte Briand-Kellog mettant la guerre hors la loi. Son dernier acte politique fut son voyage en Allemagne en 1932. 

En 1934, une grande voie transversale reliant la rue de Colombes au boulevard de Verdun vit le jour, sous le nom d'Aristide-Briand, reliant le quartier du centre ville à celui de Bécon.

Homme politique français (1809-1870) né à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Républicain irréductible et bourgeois fortuné, Armand Barbès fut l'un des chefs de l'opposition de gauche sous Louis Philippe. Il mena son action politique au sein de la Société Révolutionnaire des Droits de l'Homme en faveur du monde ouvrier, au côté de Cavaignac et de Blanqui. Le 8 mars 1839, la révolutionnaire Société des Saisons, dont il faisait partie, tenta un coup de force contre le gouvernement. Condamné à mort puis gracié à la suite de l'intervention de Victor-Hugo, il fut emprisonné au Mont Saint-Michel. Libéré, il tenta de constituer un gouvernement insurrectionnel en Mai 1848. Condamné le 7 mars 1849 à la prison perpétuelle pour avoir porté atteinte aux institutions après l'invasion de l'Assemblée constituante, il s'exila volontairement en 1854.

L'ancienne rue des Vignes devint rue Barbès par délibération du 24 janvier 1882.

Jean-Baptiste Baudin, médecin et homme politique (1811-1851), représentant du peuple à l'Assemblée de 1849. Au lendemain du coup d'Etat du 2 décembre 1851, il tenta de soulever les ouvriers du Faubourg Saint-Antoine et fut tué à Paris sur une barricade. En 1868, soit 17 ans après sa mort, Charles Delescluze, homme politique connu pour ses idées républicaines et chroniqueur au journal républicain " le Réveil ", lança une souscription depuis la tombe de l'ancien député, dans le cimetière de Montmartre, pour élever un monument à la mémoire de Baudin, symbole de la lutte anti-napoléonnienne. L'affaire fit grand bruit, car le Ministre de l'Intérieur de l'époque traduisit le journaliste pour ce fait devant le tribunal correctionnel. La défense de Delescluze fut assurée par un jeune avocat encore peu connu, Léon Gambetta …

Ancienne rue de la Caserne, puis Petite Rue de la Caserne en 1841, la voie prit par la suite le nom de Jean-Baptiste Baudin.

Charles Blondel fut maire de Courbevoie de 1865 à 1872. Prudent et modéré, il tint ferme les rênes de la commune pendant la guerre de 1870. Réfugié à Paris pendant plus de 6 mois avec son conseil, faisant tout pour alléger les misères de sa population. Il vendit à la commune une propriété assez conséquente, située dans l'actuelle rue de l'hôtel de ville, ce qui permit la construction d'une crèche, d'un gymnase, d'un square et d'un marché.

Le conseil décida de donner son nom à une rue de Courbevoie par délibération du 10 juillet 1896.

Nicolas Boileau, dit Boileaux-Despreaux, du nom d'un petit bout de terre qu'il possédait. Écrivain français (1636-1711), contemporain de Racine, La Fontaine et Molière, il fréquenta les libertins spirituels, Ninon de Lenclos et la Champmeslé. Devenu célèbre en 1660 après la publication de quelques satires, il fut présenté à la Cour en 1672 et fut pensionné par le roi en 1675. En 1677, il devint historiographe royal avec Racine. Reçu à l'Académie, il joua un rôle de premier plan dans la querelle des Anciens et des Modernes, en combattant ardemment en faveur des Anciens. Il contribua à fixer l'idéal littéraire du classicisme (Art Poétique 1674, le Lutrin 1674-1683). Délibération du conseil du 20/10/1980.

On retrouve le nom d'un certain " Bonnet ", Conseiller municipal sous la mandature d'Auguste Bailly entre 1884 et 1888 et d'un personnage du même nom, administrateur de l'hospice de Courbevoie et chevalier du Mérite agricole sous la mandature de Léon Boursier, Maire de Courbevoie entre 1896 et 1908. Peut-être s'agit-il d'un hommage à l'une des figures notables de cette époque.

Nom de terroir dont l'origine reste aujourd'hui inexpliquée. On retrouve cependant de nombreuses traces de ce patronyme, notamment dans la région d'Auvergne ; ce qui laisse supposer qu'un gros propriétaire aurait pu donner son nom aux parcelles de terrain lui appartenant.

Il existait un champ, dit "des Brunettes" au XIXe siècle, qui occupait l'actuel pâté de maisons compris entre l'avenue de Château-du-Loir et la rue du Président Krüger. On peut donc supposer que la sente située en bordure de ce terrain prit le nom d'usage de "sente des Brunettes", devenue aujourd'hui l'allée des Brunettes.

Nom de deux pompiers courbevoisiens qui périrent dans un incendie, provoqué par un obus tiré depuis le Mont-Valérien le 17 Avril 1871, alors qu'ils se trouvaient sur le toit d'une maison située près de !'Hôtel-de-Ville. Auguste Carle et Joseph Hébert reposent côte à côte dans le vieux cimetière situé boulevard Saint-Denis.

Anciennement ruelle des Champs, puis rue Basse de la Côte, puis rue de la Côte, la voie prit le nom de Carle Hébert par délibération du 22 Février 1882. En 1893, la municipalité, estimant que l'hommage qui leur avait été rendu n'était pas à la hauteur de leur sacrifice, fit ériger un monument dans le nouveau cimetière, avec la dédicace suivante "Aux grands coeurs, la ville de Courbevoie reconnaissante".

On retrouve le nom d'un certain Honoré Chambon en 1730 à Courbevoie, dans une affaire qui l'opposa à Daniel Morel, héritier du château de Courbevoie, qui menant grande vie, fut contraint de vendre à vil prix au sieur Chambon, ses droits sur les terrains. Cette vente fut annulée sur ordre du roi qui estima le prix d'acquisition bien trop en deçà de la valeur réelle dudit château. 

Peut-être Monsieur Chambon possédait-il d'autres terrains sur la commune et y demeura-t-il suffisamment pour laisser son nom ou celui de sa descendance à une rue de Courbevoie ...

Par délibération en date du 18 octobre 1941, la municipalité décida de manifester sa reconnaissance à la population de la commune de Château-du-Loir dans la Sarthe, qui accueillit avec générosité les Courbevoisiens lors de l'exode de 1939 - 1940.

Le nom de Château-du-Loir fut donc donné à l'ancienne rue de la Station.

Général et homme d'état français né à Lille (1890-1970). Général de brigade au cours de la Bataille de France, il refusa l'Armistice et lança de Londres, le 18 Juin 1940, un appel à la résistance. Fondateur et chef du Rassemblement du Peuple Français (R.P.F.), il fit approuver une nouvelle Constitution de type présidentiel qui fonda la République et devint président de la République jusqu'à sa démission en 1969. 

La stèle Charles de Gaulle située, place Charras, reste un lieu de rassemblement lors des cérémonies patriotiques qui se déroulent chaque 9 Novembre, date de commémoration de sa mort.

Nom de deux brillants officiers : le premier, général sous l'Empire, le second son fils, lieutenant-colonel puis secrétaire d'état sous la IIe République. Ils donnèrent leur nom à la caserne située à Courbevoie à l'emplacement de l'actuel centre commercial, par délibération du 9 février 1884. Cette caserne, initialement créée à l'initiative de Louis XV pour accueillir les gardes suisses, fut successivement occupée par les différents régiments d'infanterie, et avant la dernière guerre, par le 5e R.I., ancien régiment de Navarre. En 1962, le bâtiment militaire disparut pour laisser place aux immeubles que nous connaissons. Seul vestige de ce prestigieux monument qui fit de Courbevoie une ville de garnison, le fronton de ! 'ancienne caserne a été conservé et se trouve aujourd'hui dans le parc de Bécon.

Indique la direction de Colombes. Anciennement "Chemin de Courbevoye à Colombes", l'un des plus anciens axes de la commune figurant déjà sur le plan de 1670, mais probablement bien antérieur à cette date.

Nom donné au pont primitif en bois construit à proximité de l'ancien bac reliant la commune à la capitale qui devint ensuite le pont de Neuilly lors de la reconstruction de l'ouvrage en pierre. En 1869, un second pont de Courbevoie, comportant 3 travées fut construit à hauteur de l’île de la Jatte. Il fut ensuite remplacé en 1962 par l'ouvrage que nous connaissons, plus conforme au trafic automobile.

Rue ouverte par délibération du 1" avril 1968. Pasteur, théologien, organiste, musicologue et médecin français né à Kayserberg (1875-1965). Il fonda l'hôpital de Lambarané au Gabon.

Écrivain français né à Paris (1840-1902). Auteur des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire. Il prit violemment parti dans !'Affaire Dreyfus avec sa lettre adressée au Président Félix Faure "J'accuse", publiée à la une du quotidien "!' Aurore" le 13 janvier 1898. Il est également l'auteur de critiques d'art et littéraires. Une voie prit le nom de ce célèbre écrivain par délibération du 26 février 1929.

Henri Honoré d'Estienne d'Orves (1901-1941). Officier de la marine, lieutenant de vaisseau, sous-chef d'état-major à bord du croiseur Duquesne, à Alexandrie, il rallia le Général de Gaulle à Londres en Juillet 1940. Pionnier de la résistance, il fut nommé chef du service de renseignements de la France Libre en décembre de la même année, agissant sous le pseudonyme de " Jean-Pierre ". Le capitaine d'Estienne d'Orves eut juste le temps de mettre en place le réseau de résistance Nemrod, avant d'être arrêté par la Gestapo à Nantes le 20 Janvier 1941. Emprisonné en Allemagne puis en France à la prison du Cherche-Midi, il fut fusillé par les Allemands le 29 Août 1941, partageant le sort de milliers de patriotes martyrisés aux pieds des remparts du Mont-Valérien, dans la clairière des fusillés. Le Capitaine de corvette d'Estiennes d'Orves fut par la suite promu Capitaine de frégate et fait Compagnon de la Libération à titre posthume. 

Courbevoie lui rendit hommage le 10 novembre 1944 en donnant son nom à l'ancienne rue des Varebois.

Ce rond-point, qui a longtemps porté le nom de "carrefour Berliet " à cause des usines du même nom qui se trouvaient tout près, est situé sur la zone limitrophe des 3 communes de Courbevoie, Bois-Colombes et La Garenne-Colombes. La ville de Courbevoie étant jumelée depuis de nombreuses années avec les villes de Freudenstadt en Allemagne et Enfield en Angleterre, la dénomination de ce rond-point marque sans nul doute la volonté de la commune de poursuivre ces échanges.

Jean-Marie de Lattre de Tassigny, Maréchal de France, (1889-1952). Il commanda la première armée française, qu'il mena de la Provence au Rhin et au Danube (1944-1945), puis devint haut-commissaire et commandant en chef en Indochine (1950-1952). Maréchal à titre posthume. La ville donna son nom à un espace vert le 20 octobre 1980.

Nom du propriétaire du château de Courbevoie qui céda à la commune en 1846, après l'avoir viabilisée, la rue qui porte aujourd'hui son nom. 

Délibération du 10 Août 1846.

Le 4 août 1839, la compagnie de chemin de fer de Paris à Saint-Cloud et à Versailles, rive droite, mit en service la ligne Paris-Versailles avec arrêts à Saint-Cloud et à Ville d'Avray. Courbevoie dut attendre 1 an avant d'avoir droit à sa station.

La place de l'église est devenue place Hérold le 10 Janvier 1883 en hommage à Ferdinand Hérold (1828-1882), juriste et homme politique, préfet de la Seine en 1879. Il fut chargé d'organiser un concours pour l'exécution d'un groupe allégorique destiné à être érigé au rond-point de Courbevoie (anciennement rond-point de l'empereur). Cette sculpture devait commémorer la défense de Paris face aux Prussiens pendant la guerre de 1870. (voir aussi Rond-Point de la Défense). Anciennement place des Tilleuls, réputée pour ses arbres centenaires.

Louis Lazare Hoche, Général français (1768-1797) fut nommé Général en Chef de l'armée de Moselle à 25 ans. Il sortit vainqueur des combats qui l'opposèrent aux Prussiens au Geisberg, mais fut dénoncé comme suspect et incarcéré. Libéré après Thermidor, il travailla à la pacification de l'ouest de l'Europe. Vaincu en Irlande, il revint sur Je continent et mourut de la tuberculose en Allemagne. 

C'est par délibération du 22 décembre 1888 que la rue Jeanne devint la rue Hoche.

En 1852, la population de Courbevoie atteignant 5 000 habitants, il fallut construire une mairie. Jusqu'alors, les séances du conseil se tenaient dans l'ancien corps de garde situé près de l'église. On procéda à l'acquisition de terrains en contrebas. Paul-Eugène Lequeux, élève de Baltard, fut choisi comme architecte. Les travaux durèrent de 1855 à 1858. Ce bâtiment, conservé aujourd'hui, est connu sous le nom d'ancienne mairie et sert notamment à la célébration des mariages et aux expositions.

Date de l'armistice de la seconde guerre mondiale.

Par délibération du conseil municipal du 28 avril 1965, le square Marceau devint place du 8 mai.

La rue de l'Industrie fut ainsi nommée du fait des nombreuses entreprises industrielles et artisanales qui s'installèrent dans ce secteur dès la fin du XIXe siècle. Anciennement rue du Bleu de France, créée le 10 août 1846, en référence aux lavandières qui lavaient le linge des militaires de la caserne des gardes suisses ; puis rue Dupuytren, chimiste et propriétaire du château de Courbevoie cédé par madame de Fontanes en 1822.

Photographe renommé, né à Courbevoie boulevard Saint-Denis, le 13 juin 1894 et mort à Nice en 1986. Toute son oeuvre fut marquée par un solide goût du bonheur et une grande spontanéité, reflet de la joie de vivre de l'enfant qu'il était lorsqu'il réalisa ses premières images. Il publia entre autre Lartigue et les femmes et Instants de ma vie en 1973... Son oeuvre, offerte à l'Etat en 1979, est conservée au Grand Palais. Son nom fut donnée à une voie de la commune par délibération du 5 février 1987.

Marin français né à Dunkerque (1650-1702). Matelot à 12 ans au service de la flotte, il revint en France lorsque Louis XIV déclara la guerre à la Hollande. Après de nombreux exploits de corsaire, il entra dans la marine royale et obtint d'importants succès sur les Hollandais et les Anglais en 1692 et 1693. En 1694, au cours de la célèbre bataille du Texel, il s'empara de 80 navires hollandais chargés de blé, sauvant ainsi la France de la famine. En témoignage de sa valeur et de sa bravoure, Louis XIV l'anoblit en 1694 et le nomma chef d'escadre en 1697 après qu'il eut occasionné de lourdes pertes aux Hollandais lors du bombardement de Dunkerque en 1695. Il mourut le 27 Avril 1702, emporté par une pleurésie.

L'ouverture de la rue qui porte son nom date du 18 Mai 1897. Monsieur Kilford, émit en effet le souhait de rendre hommage à ce célèbre corsaire lors de l'ouverture d'une voie dans sa propriété.

Secrétaire du syndicat CGT des métallurgistes parisiens, Jean-Pierre Timbaud participa aux grandes grèves des années 1930-1936 et fut à l'origine des comités syndicaux clandestins pendant la seconde guerre mondiale. 

Anciennement rue de la Garenne, la rue prit le nom de cet otage fusillé par les Allemands (1904-1941) par délibération du 10 Novembre 1944.

Décédé à Paris en 1915, Joseph Rivière fit de la ville de Courbevoie son légataire universel sous les conditions suivantes : " donner une rente annuelle et viagère à sa domestique, 20 000 francs à son cousin, entretien de son caveau au Père-Lachaise. Les arrérages et surplus devront être attribués chaque année à une jeune fille pauvre, bonne ouvrière, ayant une conduite exemplaire et d'une honnête famille, recommandable sous tous rapports. Le jour où le revenu dépassera 5 millions de francs, l'excédent sera versé au bureau de bienfaisance ".

Le 5 décembre 1930, la rue du XXe siècle ouverte le ler février 1901, devint rue Joseph-Rivière.

Nom du Maire de Courbevoie qui exerça sa fonction du 15 mai 1892 au 27 janvier 1894.

C'est le 27 février 1879 que le conseil municipal décida de donner son nom à la rue ouverte dans la propriété de monsieur Kilford (Voir aussi rue Jean-Bart).

Poète français, né à Château-Thierry en 1621, protégé de Fouquet et de la Duchesse d'Orléans, Jean de la Fontaine connut la célébrité grâce à ses Contes en vers (1665-1682), puis à ses Fables, réunies en 12 livres qui parurent de 1668 à 1694 : le Corbeau et le Renard, le Loup et ['Agneau ... qui lui permirent, à travers le travestissement animal, de dénoncer les comportements humains et les travers de ses contemporains.

Le Conseil municipal donna son nom à une place de la Z.A.C. Front de Seine le 20 octobre 1980.

Né en Belgique en 1753, le comte Charles-Mathieu-Joseph de Lambrechts fut ministre de la justice sous le directoire de 1797 à 1799 ainsi que sénateur et député après le 18 brumaire. Figure politique intransigeante, son intégrité le poussa à une hostilité ouverte contre le consulat puis l'empire, avant de s'opposer avec la même détermination à Louis XVIII. Grand défenseur des principes démocratiques (il fut professeur de droit canonique et roman à l'université de Louvain), il croyait fermement au pouvoir du législateur dont le but est d'améliorer la condition humaine au-delà des intérêts des gouvernements. Décédé à Paris le 3 Avril 1823, il consacra sa fortune à la création d'un asile pour infirmes et orphelins de religion protestante. Pendant 20 ans, cet argent fut "gelé" jusqu'à ce qu'un directeur de l'assistance publique apprenne que le château des Colonnes de Courbevoie était à vendre. L'asile Lambrechts fonctionna jusqu'en 1931. Détruit, il fut remplacé par le groupe scolaire Aristide-Briand, le lycée Paul-Lapie, et le stade municipal installé sur le terrain de l'ancien potager. Anciennement Chemin du Grand Vainqueur.

Ce terme de "Larris", très usité en Picardie, désigne un terrain caillouteux, propice à la culture de la vigne. Le raccordement du passage des Larris avec le boulevard Bineau s'est réalisé en 1883 par un escalier en bois. On peut d'ailleurs noter que la rue Parmentier qui prolonge le passage des Larris au nord, s'appelait elle-même initialement rue des Cailloux.Ancienne sente des Canins, devenu passage des Larris le 22 Février 1882. En 1901, le nom de Hanriot fut attribué à la partie de la sente des Larris située entre la rue de Neuilly et la rue Carpeaux.

Ce nom correspond à la configuration de la rue qui longe la voie ferrée.

Il est probable que des lilas fleurissaient sur ce terrain avant qu'il ne soit viabilisé.

Jeune médecin attaché à la mission Pasteur, il fut chargé d'étudier le choléra en Egypte. Il fut victime de son dévouement à la science et mourut de cette maladie en 1883.

L'ancienne "Sente des Machebiches "devint rue Thuillier le I 3 Novembre de cette même année.

François-Séverin Marceau-Descraviers, dit Marceau, Général français né à Chartres en 1769. Il commanda l'armée de l'Ouest contre les Vendéens en 1793. Malgré son jeune âge (24 ans), il fut l'un des piliers de l'armée de Mayence (voir aussi rue Kléber). Après son éclatante victoire à Cholet, il écrasa les insurgés devant Nantes. Il rejoignit les Ardennes en 1794 et fut ensuite muté dans l'armée de la Meuse et tué à Altenkirchen en 1796. 

Anciennement rue de Bezons une partie de la voie prit le nom de Marceau par délibération du 24 octobre 1882.

Voir villa Ghis.

Compositeur français (1842-1912) né à Montaud, près de Saint-Etienne. Auteur de Manon, du Jongleur de Notre-Dame, de Don Quichotte ... Armand Silvestre fut son librettiste pour "Grisélidis".

La rue Massenet fut ouverte le 17 septembre 1912.

À l'origine de la firme Colgate-Palmolive, la société Cadum fut fondée en 1908 par Michaël Winbum, américain débarqué à Paris pour de simples vacances. Ce riche magnat de la publicité souffrant d'un eczéma fut guéri par la pommade "Cadum " (contenant de l'huile de cade, d'où le nom) fabriquée par un pharmacien, Louis Nathan. Devant le succès obtenu par ce médicament, Michaël Winbum décida d'acheter la pharmacie. Les premiers ateliers furent aménagés dans un pavillon situé 13 rue de la Sablière. Jusqu'en 1938, Louis Nathan assura la direction de cet atelier, avant que la société ne s'installe boulevard de la Mission-Marchand où la production se poursuivit jusqu'en 1968. Rachetée par la société Colgate-Palmolive, l'usine resta implantée à Courbevoie jusqu'en 1990. 

La fondation Winbum fut à l'origine d'un dispensaire et d'une pouponnière construits face au stade municipal (aujourd'hui centre médical de la Nouvelle Etoile).

Lieu où était implanté l'ordre religieux du Clos des Minimes, de spiritualité franciscaine.

L'ouverture de la rue des Minimes fut décidée par délibération du 17 septembre 1912. Une véritable voie viabilisée vint donc remplacer le chemin de Minimes ouvert le 8 avril 1910.

Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière. Auteur dramatique français né à Paris (1622-1673). Créateur de la troupe de l'illustre théâtre (1643). Auteur de plus de 30 pièces de théâtre dont : Les Précieuses Ridicules, l'Ecole des Femmes, l'Avare, Tartuffe, Le Bourgeois Gentilhomme... Il mourut à 57 ans après avoir dû interrompre la représentation du Malade imaginaire. Délibération du 20 Octobre 1980.

Cette voie s'est appelée rue des Moines puis rue de la Montagne-aux-Moines en raison de la configuration du terrain et de la présence d'un monastère qui se trouvait en haut de cette rue, par arrêté municipal du 28 mars 1831, la rue de la Montagne devint rue de la Montagne Saint-Denis afin d'éviter des doutes sur son emplacement "parce que l'entrée du haut Courbevoie par la rue de Paris est également une montagne ". Avec l'usage, la rue reprit finalement le nom de rue de Montagne et le terme de Montagne-Saint-Denis tomba dans l'oubli.

En référence au moulin qui existait dans ce quartier, la rue du Moulin des Bruyères fut ouverte par délibération du 22 juillet 1926. Elle remplaça le chemin des Bruyères créé le 8 avril 1910.

li paraissait logique de créer une rue de la musique près de la villa Sainte-Cécile.

Le conseil délibéra d'ailleurs pour ces deux noms au cours d'une même séance qui eut lieu le 2 7 Juin 1991.

L'ancienne rue des Cailloux ouverte le 12 mars 1877, prit le nom de rue Parmentier le 3 Mai 1886 du nom de l'ingénieur qui fit construire le pont de Courbevoie.

Poète révolutionnaire né à Neufchâtel-en-Bray le 4 Février 1856 et mort le 28 Octobre 1931 à Courbevoie. Auteur d'une oeuvre poétique importante, il fut également un peintre apprécié. Il fonda le Syndicat des Auteurs Indépendants et le syndicat des écrivains professionnels et fut le défenseur d'une pensée libre, en lutte contre l'ostracisme des grands éditeurs.

La rue Paul-Napoléon Roinard fut ouverte le 7 novembre 1930.

On retrouve la trace d'un Monsieur Lhomme, propriétaire d'un terrain entre la rue des Ajoux et les bords de Seine dans la délibération du 27 juin 1853. Peut être a-t-il laissé son nom à une rue de Courbevoie.

Voie ouverte par délibération du 10 Février 1905.

Nom des sept filles d'Atlas que Zeus métamorphosa en étoiles pour les soustraire aux poursuites d'Orion. Le square des Pléiades, situé derrière les deux bâtiments de la mairie, fait référence à !ensemble immobilier appelé le Zodiaque, construit dans les années 60, dont chaque immeuble porte le nom d'une de ces constellations. Ainsi trouve-t-on les résidences du Bélier, du Capricorne, ou bien encore la Tour des Poissons.

Né en 1825 à Rastenburg (colonie du Cap), Paul Krüger s'engagea très jeune dans la vie militaire. Commandant en 1848, il prit part en 1852 à la fondation de laRépublique du Transvaal. Vice-président de la République en 1874, il lutta contre son annexion en I 877 par les Anglais et réussit même à obtenir son autonomie. Président de la République du Transvaal en 1883, il fut constamment réélu de 1888 à 1898 et se trouva à nouveau face aux anglais alléchés par la découverte des mines d'or et de diamant. La guerre des Boers (colons d'origine hollandaise installés en Afrique du Sud) de 1899 à 1902 face aux britanniques, eut raison de sa résistance et malgré un voyage qu'il effectua à Paris en 1900, il n'obtint pas l'aide des grandes puissances. Il mourut en Suisse en 1904.

La municipalité de Courbevoie, sensibilisée par l'actualité de 1 'époque, adhéra au comité pour l'indépendance du Transwaal en 1900 et décida par délibération en date du l" Février 1901 "de donner le nom du Président Krüger à une rue ouverte dans la propriété de Mme Lasser/eux".

Sous-Préfecture des Deux-Sèvres, importante étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Pendant la guerre de Vendée, elle fut l'un des foyers de l'insurrection royaliste. Il est intéressant de noter que Courbevoie a donné également à deux autres de ses voies des noms de héros des guerres de Vendée : Marceau et Kléber.

Physiologiste et homme politique français né à Auxerre (1833-1886). Il connut la célébrité grâce à ses travaux sur les tissus vivants et à sa découverte, en 1873, concernant les effets sur de l'oxygène sous pression. Voie ouverte le 17 septembre 1912.

Physiologiste et homme politique français né à Auxerre (1833-1886). Il connut la célébrité grâce à ses travaux sur les tissus vivants et à sa découverte, en 1873, concernant les effets sur de l'oxygène sous pression. Voie ouverte le 17 septembre 1912.

Jean Racine, poète dramatique français né à la Ferté-Milon en 1639 et mort à Paris en 1699. Académicien, auteur de nombreuses tragédies comme Andromaque, Britannicus, Bérénice, Phèdre … On peut noter que les voies alentours ont pris le nom de ses contemporains : Boileau, La Fontaine et Molière
par une même délibération du Conseil datée du 20 octobre 1980.

Né en 1794, François-Vincent Raspail fit ses études au séminaire d'Avignon, avant de devenir professeur de philosophie et de théologie. Bonapartiste de cœur, il prit une part active à la révolution de 1848. Fondateur du journal démocrate L'Ami du Peuple, et du Club Raspail qu'il anima, il s'attira les foudres du pouvoir. Arrêté en 1848, il fut condamné au bannissement et se retira en Belgique. En 1869, il revint une nouvelle fois à la vie politique pour se faire élire . Député de l'opposition. Il fut un des rares à élever la voix contre la répression qui suivit la Commune, ce qui lui valut de nouveaux ennuis avec la justice. Réélu sous la IIIe République, il siéga à l'extrême gauche de l'Assemblée. Parallèlement à ses engagements politiques, il effectua des travaux de recherche sur les sciences naturelles et la médecine, menant entre autres des travaux sur le choléra. Humaniste, il publia des ouvrages sur les réformes sociales et la vie pénitentiaire. Il s'éteignit en 1878 à Arcueil.

L'ancienne rue Désirée ouverte en 1880, prit le nom de Raspail le 24 octobre 1882.

Voie commune avec la Garenne-Colombes. On peut supposer qu'il s'agit d'une personnalité locale.

Anciennement rue d'Asnière rebaptisée rue Raymond-Ride/ par délibération du 24 juin 1959.

Anciennement rue des Machebiches (déformation du terme “mange biche”).

La voie prit le nom de République le ]" Mai 1880.

Voir villa Ghis.

Né en 1760, Claude Rouget-de-Lisle fut destiné très tôt à une carrière dans les armes. Capitaine de la Sème classe dans l'armée du Rhin, il composa un chant de guerre dans la nuit du 24 au 25 avril 1792. L'hymne des Marseillois devint plus tard la Marseillaise, qui lui valut de passer à la postérité. Pourtant, c'est dans un quasi oubli général qu'il finit sa vie, dans une relative précarité. C'est seulement sous la monarchie de Juillet que Louis-Philippe lui accorda une pension viagère pour lui pemettre de vivre dignement. Peu de temps après il s'éteignit à Choisy, le 26 Juin 1836 à l'âge de 76 ans.

La légende dit que la fiancée de Rouget-de-Lisle habitait Courbevoie ... L'ancienne rue du Champs-royal devint rue Rouget-de-Lisle le 9 Février 1884.

La rue doit son nom à l'église Saint-Pierre Saint-Paul située à cet endroit.

De terribles combats s'y déroulèrent pendant la première Guerre Mondiale.

Sa fête est célébrée le 22 novembre dans le calendrier romain. Vénérée comme sainte et martyre à la fin du v,m, siècle, le culte de Sainte Cécile, patronne des musiciens, naquit au XVe siècle. Elle inspira de nombreux peintres et musiciens et des manifestations en son honneur se multiplièrent dans toute ''Europe, notamment en France et en Angleterre.

Au XIXe, et début du XXe siècle, on avait coutume de produire, le jour de la Sainte-Cécile, une messe solennelle en l'église Saint-Eustache à Paris, spécialement composée pour l'occasion comme celles de Charles Gounod (1855) ou d'Ambroise Thomas (1857) dont deux rues de Courbevoie portent également le nom.

Référence à la fille de Joachim et d'Anne de Nazareth. Femme du charpentier Joseph, elle reçut la visite de l'ange Gabriel qui lui annonça qu'elle enfanterait le sauveur du monde. La rue Sainte-Marie est! 'une des rares voies à figurer sur les premiers plans détaillés de la commune avec le nom et le tracé que nous lui connaissons aujourd'hui.

Alphonse de Visien épousa en 1863, la fille du propriétaire de l'Hôtel de Guines, M. Mousnier de Beaumont. La demeure revint au couple au décès de M. Mousnier en 1871. Leur fille Valentine épousa, en 1887, François des Salles qui céda à la ville le terrain nécessaire à l'ouverture de 2 rues, exigeant en contrepartie que les 2 voies percées sur sa propriété portent les noms des 2 familles (Salle et Visien) ; ce qui fut officiel lors de la délibération du 26 octobre 1906.

Longue guerre que les armées franco-britanniques menèrent sur la mer Noire, dans la presqu'île de Crimée. Débarqués à Eupatoria en 1854, les Alliés prirent pour objectif la puissante forteresse de Sébastopol, arsenal des Russes. Grâce à la bravoure des zouaves français, une première victoire fut remportée, sur les bords du fleuve Alma (voir rue du même nom). Le Colonel russe Totheben éleva alors un système de fortifications redoutable qui contraignit les Alliés à mener une guerre de tranchée pendant 1 an. Ce conflit coûta 120.00 hommes aux armées franco-britanniques, dont 95 000 français, la plupart morts de froid ou de maladie.

Nom d'une famille de Courbevoie dont 3 membres furent victimes de la première Guerre Mondiale. L'ancienne place du Vieux Marché devint la place des Trois-frères-Enghels par du 18 octobre 1929.

En 1929, le conseil municipal décida de donner le nom d'une famille particulièrement touchée par la guerre de 1914-1918 à cette place située boulevard Saint-Denis. Ancienne place du vieux cimetière devenue Trois-Frères-Rocquigny par délibération 18 octobre 1929.

Nom de la plus sanglante bataille de la première Guerre Mondiale où des Français résistèrent victorieusement de Février à Décembre 1916 aux plus violentes offensives allemandes menées à Verdun sur les deux rives de la Meuse. Ancien boulevard Bineau, puis de Courbevoie (28 septembre 1900) et enfin boulevard de Verdun par délibération du 25 juillet 1916.

Écrivain français né à Besançon (1802-1885), il fut le plus illustre des poètes français du XIXe siècle, auteur des Misérables, des Travailleurs de la mer et de Notre-Dame de Paris ... Membre de l'Académie française (1841) et Pair de France (1845), il entra à la Constituante. Ardent défenseur des idées démocratiques, il quitta le pays après le coups d'état du 2 décembre 1851 et ne rentra en France qu'en 1870. Il siégea jusqu'à sa mort dans les assemblées délibérantes. Ses cendres furent transférées au Panthéon. Il vint plusieurs fois à Courbevoie honorer de sa présence les fêtes qui étaient données à l'Orphelinat des Arts, rue de la Montagne dont il fut un des généreux donateurs.

L'ancienne rue du Château ouverte le 6 août 1841, devient rue Victor-Hugo le 23 mai 1885. L'ancienne place des 3 maisons ouverte le 6 août 1841.fut rebaptisée Place Victor-Hugo le 28 juillet 1893.

On retrouve des traces du vignoble de Courbevoie dès 1301. Au XlXe siècle, la majorité des vignes disparut au profit des commerces et industries. Les derniers vignerons de Courbevoie étaient installés rue de Colombes en 1884. (le musée Roybet-Fould en conserve la photographie).

Certaines rues ont reçu des appellations qu'il ne nous a pas paru utile de justifier :

  • Villa des Bleuets.
  • Villa des Fleurs.

Voir rue des Salles. Ouverture le 26 octobre 1906.

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