En 1670, seules 2 maisons construites en bordure de Seine, témoignent de la présence du village. À la fin du XVIIIe siècle, le quartier n'a subi que peu d'évolution. La population se compose principalement d'agriculteurs et de vignerons et le nombre de constructions n'a guère augmenté.

Au XIXe siècle, Bécon commence à se développer grâce à un réseau routier qui s'intensifie quelque peu et à l'arrivée du chemin de fer avec l'ouverture de la gare de Bécon le 1er juillet 1892. Les habitations se regroupent autour des futures rues Edith Cavell et Auguste-Bailly. En 1860, on compte une centaine de maisons sur le secteur.

Au début, du XXe siècle, le quartier est pratiquement achevé et prend la forme définitive telle que nous la connaissons actuellement : une zone pavillonnaire avec un centre-ville composé d'immeubles de 5 / 6 étages et de petits commerces.

Différents établissements publics sont créés : en 1900, le groupe scolaire de la rue du Cayla et le marché de Bécon les Bruyères, en 1905, l'hospice du Cayla…

Plusieurs usines cosmétiques s'implantent dans le quartier (les parfumeries Guerlain, Lubin et Diaphane). D'autres, spécialisées dans les produits chimiques choisissent également ce secteur pour se développer. Enfin, des entreprises alimentaires (comme la biscuiterie Georges et la chocolaterie Dewinck) et des usines de construction mécanique telles que les établissements Labourdette s'y installent.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le quartier devient peu à peu une zone résidentielle au fur et à mesure de la fermeture des petites entreprises chimico-pharmaceutiques. Bécon garde aujourd'hui encore son air de village caractéristique.

Anciens terrains de la Comtesse de Beaumont vendus à Monsieur Mardon qui les céda plus tard à la commune, sous réserve que celle-ci prenne en charge les frais de viabilité. Adélaïde serait le prénom de sa fille.

Nom d'un peintre et élève de Puvis de Chavannes, né en 1848 à Rouvres (Meuse), mort à Courbevoie en 1933. Surnommé de “peintre des sirènes”, on lui doit également la décoration des vitraux de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris. Le musée Roybet-Fould abrite 3 de ses œuvres : Les Horreurs de la guerre, la Sirène blessée et Cléopatre à Tarse.

La rue Mathilde devint rue Adolphe Lalyre par délibération du 6 décembre 1934.

Nom donné sur les plans de la commune datant du XVIIe siècle, à une parcelle de terrain située dans le quartier de Bécon, en bordure de Seine. Ce terme initial des “Adjouts”, avant déformation, fait vraisemblablement référence à des terres ajoutées, c'est-à-dire gagnées sur les marécages qui se trouvaient en bordure du fleuve.

Le premier chemin des Ajoux présent sur le plan de 1853, longeait la Seine à l'emplacement de l'actuelle rue Jean-Baptiste Charcot. Ce n'est seulement que vers 1897 que l'on procéda au percement de la côte à forte déclivité que nous connaissons aujourd'hui.

Écrivain français (1797 - 1863). Auteur de recueils lyriques : Poèmes Antiques et Modernes et d'un roman historique : Cinq Mars. Il fut sous-lieutenant à la caserne de Courbevoie où il puisa son inspiration pour Servitude et Grandeur Militaires, écrit en 1835. Une rue portant son nom fut ouverte le 5 décembre 1930.

Par délibération du 19 septembre 1902 : ‘Le conseil municipal accepte la dénomination de la rue Alice donnée par Monsieur Remendon à la voie ouverte dans sa propriété". On peut supposer qu’il s'agissait du prénom de sa femme ou de sa fille.

Adolphe Alphand (1817 - 1891), ingénieur général des Ponts et Chaussées, collaborateur du Baron Haussmann, fut chargé, en 1854, de l'administration des promenades parisiennes. Il contribua à l'aménagement du Bois de Boulogne, des parcs Monceau et Montsouris… Directeur des Travaux de Paris, il prit part à la préparation de l'Exposition universelle de 1867. En 1870, le gouvernement le nomma Colonel et le chargea de concevoir les fortifications de Paris et des forts avancés. Visionnaire, il envisagea même en 1878 puis en 1889, mais sans succès, d'organiser les expositions universelles du Rond-Point de La Défense (ce qui fut évoqué le 25 février 1886 par le conseil municipal de Courbevoie qui émit pourtant un avis favorable à ce projet). Alphand fut également désigné par la Préfecture de la Seine pour faire partie du jury chargé de sélectionner les projets pour la réalisation du monument commémorant la défense de Paris. Il semblait donc naturel de dénommer un e rue Alphand, tout près d'une rue Haussmann.

Compositeur français (1811 - 1896). Grand prix de Rome en 1832, il composa surtout des opéras, parmi lesquels Mignon qu'il écrivit en 1866 et Hamlet en 1868.

On donna son nom à une nouvelle voie de Courbevoie le 10 juillet 1896.

Écrivain français (1844 - 1924). Prix Nobel de littérature en 1926. Auteur de romans historiques ou de mœurs tels que Le Lys Rouge, Le Crime de Sylvestre Bonnard… Le conseil municipal de l'époque décida de donner son nom à une nouvelle voie ouverte dans le quartier de Bécon, par délibération du 28 mars 1929.

Né le 18 avril 1839 à Paris, Armand Silvestre entra à 18 ans de l'École Polytechnique. Mais son goût pour la poésie le fit opter pour une carrière artistique. Il toucha aussi bien à la critique d'art qu'aux échos mondains, au roman, à la pièce ou au livret de théâtre dont le plus célèbre est Grisélidis fut d'ailleurs le nom qu'il donna à sa maison qui se trouvait au 196 de l'avenue Gabriel et qui fut détruite lors du percement de l'avenue Léon Bourgain. 

Le 12 mars 1901, année de sa mort, les Courbevoisiens, par la voix de Léon Barbé, Président des Intérêts de Bécon, demandèrent à la Municipalité de donner le nom du poète à une rue de Courbevoie, ce qui fut fait le 26 juin de la même année. L'ancien chemin du Grand Vainqueur devint donc rue Armand-Silvestre par décret du 20 août 1901.

Maire de Courbevoie de 1878 à 1888, il fut un personnage important de la commune. Directeur de ]'Assistance Publique, il fut conseiller municipal pendant 24 ans, maire pendant 10 ans et conseiller général durant 9 années. Il apporta une grande stabilité à la commune et participa activement à son essor. En 1896, année de son départ de la Municipalité, ses collègues et amis lui rendirent un vibrant hommage lors du conseil municipal du 9 Juin et proposèrent même son nom pour le grade d'officier de la Légion d'Honneur. Atteint d'une grave maladie, il décéda 4 ans plus tard. 

La Municipalité donna son nom à l'ancienne rue des Couronnes. par délibération du 28 Septembre 1900.

Historien français né à Blois en 1795 et mort à Paris en 1856. Auteur des Lettres sur /'Histoire de France,Récits des temps mérovingiens…

Ouverture de la rue par del,beratwn du 12 Juin 1900.

Nom du généreux donateur Victor Baliat, décédé en 1900. Il légua à la ville une maison à Saint-Denis, située au numéro 16 de la grande rue St Marcel, deux autres à Paris (51 rue des Trois Bornes et 51 boulevard Saint Martin), des terres à Courbevoie (situées sente des Larris), ainsi que des rentes et obligations devant contribuer à la fondation de l'hospice du Cayla.

La commune décida de donner son nom à une nouvelle rue par délibération du 17 Septembre 191 2.

Ce nom reste lié à l'histoire coloniale et à la conquête de nouveaux territoires vers le Nil et le Tchad. Jean-Ferdinand de Béhagle, capitaine au long cours, administrateur des communes mixtes en Algérie, prit la tête d'une mission au Congo en 1892 puis d'une seconde en Afrique centrale en 1895, dans le but d'explorer les sources de la rivière Chari et le Tchad. Opposé à Rabah, il fut arrêté en 1899 et mis aux fers avant d'être pendu. Son corps fut abandonné dans un puits et c'est seulement en 1901 qu'il fut découvert et put recevoir une sépulture décente à Fort-Lamy (devenu N'Djaména). Voir aussi rue du CommandantLamy. Délibération du 12 Mars 1901.

Par délibération du 20 Décembre 1896, la commune décida de la création de la place de la Liberté, devenue place de Belgique vers 1930. Voir noms de pays, régions et villes.

Nom d'un propriétaire qui fit don à la ville d'une parcelle de terrain, à charge pour la commune de viabiliser cette nouvelle voie, située perpendiculairement à la rue de la Sablière. L'acte fut enregistré le 15 Mai 1894. 

Son nom fut effectivement donné à la voie longeant le chemin de fer le 21 Octobre 1895.

Compositeur, pianiste et organiste français né à Paris en 1835 et mort à Alger en 1921. Auteur d'opéras célèbres comme Samson et Dalila, le Timbre d'Argent, Henri VIII, les Barbares ... mais aussi de symphonies, poèmes et scènes lyriques : Ode à Sainte Cécile, le Déluge, La Danse Macabre ... Il fut également membre de l'Académie des Beaux-Arts.

Anciennement rue du Souvenir

Il s'agit probablement là du nom d'un propriétaire qui fit don de terrains à la ville avant de permettre 1 'aménagement de cette ruelle.

Jean-Baptiste Carpeaux, sculpteur français né à Valenciennes en 1827. Il fut, pendant les dernières années de sa vie, l'hôte du Prince de Stirbey, grand ami des arts, au Château de Bécon. Mort à l'âge de 48 ans le 12 Octobre 1875, au n° 235 de la rue Saint-Denis, ses obsèques eurent lieu à Courbevoie, mais Madame Carpeaux fit inhumer le corps du sculpteur dans sa ville natale. On doit à cet artiste fécond une centaine de statues, des bustes et des médaillons ainsi . qu'une quantité prodigieuse d'esquisses modelées et plus de 10.000 dessins et croquis. Ses héritiers offrirent à la ville de Courbevoie un buste de la Rieuse du célèbre groupe de La Danse, bronze coulé par l'atelier Carpeaux. L'ancienne rue de la côté de Bécon devint rue Carpeaux le 22 février 1882.

L'histoire de cette famille est liée à l'histoire du château de Bécon puisque Catherine d'Idier, veuve de Maximilien de Choiseul-Meuse, l'acquit en 1818, avant d'épouser en secondes noces le Comte Hercule de Baschi du Cayla, veuflui aussi. Leur fille unique Catherine Elisabeth Philippine, née en 1821 et décédée en 1877, légua sa fortune en totalité à la ville de Courbevoie afin que soit édifié un hospice pour vieillards, infirmes et malades atteints de maladies incurables, qui porterait son nom. Par décret du 2 Août 1878, la ville autorisait la création de l'hospice et acceptait le legs. 

L'ancienne rue de l'hospice, devint rue du Cayla le 2 Avril 1884.

Antoine Alfred Chanzy, général français, né à Nouart dans les Ardennes en 1823, servit en Algérie et devint Général en 1868. Il participa aux combats contre les Prussiens en commandant la 11e armée de la Loire en 1871. Élu député des Ardennes en 1871, il fut nommé gouverneur de l'Algérie en 1873 et ambassadeur en Russie à Saint-Petersbourg en 1879.
Il mourut à Châlon-sur-Saône en 1883.

L'ancienne rue du Chemin de Fer devint rue de Chanzy par délibération du 14 Décembre 1883, afin de bien différencier cette voie de l'autre rue du chemin de fer située près de la Gare de Courbevoie.

Nom souvent utilisé qui évoque tout simplement un chemin à la végétation éxubérante. La proximité immédiate de la Seine à cet endroit peut laisser supposer qu'il s'agissait de terrains marécageux, régulièrement arrosés par les débordements du fleuve et donc propices au développement de zones herbeuses ...

François-Joseph-Amédée Lamy, officier explorateur français (1858-1900), dirigea diverses missions en Afrique centrale, chargé de reconnaître les pistes en Algérie méridionale et au lac Tchad, il traversa le Sahara. Au mois d'Avril 1900, il conduisit l'assaut contre la ville de Kousseri, au sud du Tchad et fut mortellement blessé au cours de cet engagement. En souvenir, les autorités donnèrent le nom de Fort-Lamy à la capitale tchadienne devenue aujourd'hui N'Djamena. Le conseil municipal décida l'ouverture d'une rue portant son nom le 12 Mars 1901.

Marie-Jean-Antoine Caritat, marquis de Condorcet, mathématicien, philosophe, économiste et homme politique français, né à Ribemont en 1743 et décédé à Bourg-la-Reine en 1794. Député à l'Assemblée législative (1791) puis à la Convention (1792), il présenta un plan grandiose d'instruction publique. Accusé d'être girondin, il se cacha pendant 8 mois. Arrêté, il s'empoisonna. Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1989.

On retrouve un lieu-dit des " couronnes " sur le plan de la commune de 1812, à l'emplacement actuel du parc du même nom.

Nom donné à l'avenue ouverte dans la propriété de Marius Dubonnet, président de la Société Nautique de la Basse Seine à plusieurs reprises entre 1883 et 1900. Ce généreux donateur céda également en 1903 une autre parcelle de terrain située à proximité du boulevard Bineau. Délibération du 10 Février 1905.

Historien français né à Bourg-en-Bresse (1803-1875). Représentant du peuple en 1848, proscrit après le coup d'Etat de 1851, il rentra en France en 1870 et fut élu député en 1871. Professeur au collège de France, il fut le maître à penser de la République laïque. Ouverture de la voie par délibération du 10 Juillet 1896 .

Héroïne anglaise, né à Swardeston (1865-1915). Fusillée par les Allemands en raison de son activité au service des alliés en Belgique occupée. Par délibération du 10 décembre 1915, la rue de Bois-Colombes devint rue Edith-Cavell.

Propriétaire de terrains dont il fit don à la ville en 1860 pour permettre le percement de la rue qui porte aujourd'hui son nom.

Benjamin Franklin, homme d'Etat, physicien et publiciste américain (1706-1790). Partisan des Lumières, dignitaire de la franc-maçonnerie, député au premier congrès américain (1775), il vint à Versailles négocier l'alliance française, effective en 1778. Il fut également l'inventeur du paratonnerre.

Le 24 octobre 1882, la rue de la procession devint la rue Franklin.

Maréchal de France (1849-1916). Joseph-Simon Gallieni, fut commandant supérieur du Sénégal et servit au Tonkin de 1893 à 1895. Gouverneur général de Madagascar de 1896 à 1905, il pacifia le pays avant d'être rappelé en France. Nommé membre du conseil supérieur de la guerre en 1908, il fut atteint par la limite d'âge en 1913. Il dut cependant reprendre ses fonctions en 1914 pour devenir gouverneur militaire de Paris et participa vivement à la défense de la capitale et à la victoire de la Marne. Le 5 Janvier 1915, il partit, à la tête de l'armée de Paris, pour le front et traversa Courbevoie, avec des canons neufs venus de la manufacture d'armes de Puteaux. Ministre de la guerre cette même année, il mourut des suites d'une grave maladie et fut promu Maréchal à titre posthume en 1921.

L'avenue des Bruyères ouverte le JO Juillet 1896, devint avenue Galliéni par délibération du 25 juillet 1916.

Peut-être poussait-il des genêts le long du chemin d'origine ?

Homme politique français(1841-1929). Député de la Seine en 1871, ministre de l'intérieur en 1906 et président du conseil de 1906 à 1909, il créa le ministère du travail. Appelé de nouveau au pouvoir par Poincaré en 1917 pour assurer la présidence du conseil, il se consacra totalement à la poursuite de la guerre et se rendit très populaire (il fut surnommé " le Tigre "). Il négocia le traité de Versailles en 1919. Battu aux élections présidentielles de 1920, il finit par se retirer de la vie politique et mourut à Paris en 1929. La ville donna son nom à une nouvelle voie, le 6 décembre 1929.

Cette rue fut inaugurée le 12 octobre 1990, en hommage au réformateur français (1489-1565), humaniste connu pour avoir édité la première bible protestante en français. Cette voie se trouve à proximité de l'église évangélique à l'angle de la rue du 22 septembre, dont l'inauguration eut lieu en même temps.

Anciennement rue de l'Ourcq, devenue rue Guillaume-Farel par délibération du 7 Septembre 1990.

Madame Marie Maillard (née en 1829 dans l'Eure, décédée à Courbevoie en 1901), veuve de Ferdinand Hanriot, fit legs de 10 000 francs au bureau de bienfaisance de la ville en 1901. Cette somme fut divisée en deux pensions viagères destinées à de vieux ouvriers du bâtiment.

L'ancien passage des Larris prit le nom de rue Hanriot le 24 mai 1901. Il fut également décidé que le nom de la généreuse donatrice serait gravé sur une plaque de marbre à la Mairie.

Administrateur français (1809-1891), le Baron Georges Eugène Haussman fut Préfet de la Seine de 1853 à 1870. Il dirigea, les grands travaux qui transformèrent Paris, bénéficiant du soutien inconditionnel de Napoléon III. On lui doit le percement de grands boulevards tels que Sébastopol, Magenta, Arago, mais aussi de grandes avenues (Victor-Hugo ou George V). fut également à l'origine de la création des égouts parisiens : en 1878, près de 600 kilomètres furent ainsi construits. Avant-gardiste et sans le moindre état d'âme, il procéda à de nombreuses destructions et expropriations pour mener à bien ses projets. En 1887, il s'attira de nombreuses oppositions et le Ministre Emile Ollivier obtint son renvoi.

Nom d'un petit passereau migrateur nichant sous les toits.

Nom d'une Courbevoisienne ayant fait don de 20 000 francs, en 1888, au bureau de bienfaisance en faveur des pauvres. Le conseil municipal décida, par délibération en date du 30 décembre 1891, de donner son nom à une rue du quartier de Bécon. Mais c'est seulement le 30 janvier 1892 que le nom de l'ancienne rue parallèle fut définitivement abandonné au profit d'Hudri.

Né à Neuilly-sur-Seine (1867-1936), il fut d'abord médecin puis chef de clinique à la Salpétrière avant de s'engager progressivement dans l'exploration maritime. Auteur de campagnes et de travaux océanographiques dans les régions polaires, il disparut en mer le 16 septembre 1936 au large de l'Islande à bord du "Pourquoi-Pas", navire transportant les missions de Paul-Emile Victor (voir passage du Pourquoi-Pas). On lui accorda des funérailles nationales. L'année suivante, la ville de Courbevoie décidait que la rue de Bécon deviendrait rue J.B.Charcot, par délibération en date du 18 janvier 1937.

Aviateur français, né à Aubenton, dans l'Aisne, en 1901. Il réussit en 1930 la première liaison aérienne France-Amérique du Sud et disparut en mer à bord de l'hydravion La Croix du Sud, le 7 décembre 1936. Par délibération du 18 Janvier 1937, la place et le square du 11 novembre devinrent place et square Jean Mermoz.

Patriote français né à Béziers (1899-1943). Préfet l'Eure-et-Loir en 1940, il s'opposa aux Allemands et fut mis en disponibilité par le gouvernement de Vichy. Ayant gagné Londres, il devint le premier président du Conseil National de la Résistance. Revenu en France en 1942, il fut chargé par le Général de Gaulle de rassembler la résistance française et constitua I' Armée secrète. Délégué général du Comité national français de Londres. il créa une administration de la résistance et organisa les services communs à tous les mouvements et réseaux. Il fut trahi et arrêté par la Gestapo en juin 1943 à Caluire. Torturé, il mourut au cours de son transfert en Allemagne le 8 juillet 1943. Il fut inhumé au Panthéon en 1964. Ancienne rue de Cronstadt créée le 10 Juillet 1896.

Joseph Joffre (1852-1931) prit part à la guerre de 1870 en défendant un fort parisien. Promu au grade de capitaine en 1876, il fut affecté à des travaux de fortification dans le Jura, avant d'être nommé en outre-mer en 1885. D'abord en poste au Tonkin puis au Soudan, il devint maître de Tombouctou, ce qui lui valu d'être promu Lieutenant-Colonel. Revenu de Madagascar avec ses étoiles de général de brigade, il fut nommé directeur du génie au ministère de la guerre en 1905, puis membre du conseil supérieur de la guerre en 1910. Commandant en chef en 1914, il remporta la victoire de la Marne et livra la bataille de la Somme où il connut un cuisant échec et fut en partie responsable de l'enlisement de l'armée française à Verdun. Remis en cause, il préféra démissionner. Il fut néanmoins promu maréchal le 25 décembre 1916 et fut élu à l'académie française en 1919.Par délibération du 16 septembre 1959, la rue de Courbevoie devint rue Joseph-Joffre.

Écrivain français ( 1798-1865), fondateur à Marseille de divers journaux et auteur de nombreux romans et nouvelles, il connu la célébrité grâce à ses pamphlets et ses chroniques anti-monarchiques.

Une rue de Courbevoie prit son nom le 10 juillet 1896 après délibération du Conseil municipal.

Avocat et homme d'état français né en 1832. Membre du gouvernement de la défense nationale, maire de Paris et préfet de la Seine. Élu député des Vosges en 1871, il s'opposa au gouvernement de l'ordre moral. Ministre de l'instruction publique de 1879 à 1883, puis président du conseil, il attacha son nom à une législation scolaire : obligation, gratuité, laïcité de l'enseignement primaire. Il s'intéressa à l'expansion coloniale en Afrique et en Asie. Sa politique au Tonkin et la défaite de Lang Son, provoquèrent la chute de son second ministère le 25 Mars 1885. En 1891, il fut élu sénateur et mourut à Paris en 1893.

Une rue de Courbevoie porte son nom depuis le 17 Septembre 1912.

Du nom du dernier propriétaire des usines automobiles “ La Licorne ” qui se trouvaient rue Armand Silvestre. L'usine fonctionna jusqu'à la seconde guerre mondiale avant d'être remplacée par un garage Renault lui aussi aujourd'hui disparu. Courbevoie consacra l'ancienne rue Blanche à ce constructeur automobile par délibération du 17 janvier 1905.

Maire de Courbevoie de mai 1896 à mai 1908. L'ancienne rue de Neuilly, ouverte le 23 mai 1885, devient rue Léon-Boursier par délibération du 19 septembre 1925.

Courbevoie a été le berceau de l'industrie pharmaceutique et de la parfumerie. Parmi les fabriques de parfums, celle de Léon de Bertalot fonctionna de 1920 à 1931 dans le secteur de la rue Watteau et de la rue Armand-Silvestre.

C'est en 1901 que fut évoquée l'idée de "lancer" sur la Seine un pont entre les deux communes de Courbevoie et Levallois. Les travaux commencèrent en 1914 mais, les fondations à peine terminées, la guerre éclata. Les travaux reprirent en 1922. L'ouvrage de 225 mètres à quatre arches métalliques fut terminé en 1924. Il assura, pendant un peu plus de 50 ans, de bons et loyaux services avant de connaître une sérieuse rénovation: en 1976 pour le gros oeuvre (parties métalliques) puis jusqu'en 1980 pour la chaussée, les trottoirs et les peintures ... ce qui eut pour effet de conserver en bon état ce pont qui porte aujourd'hui encore allègrement ses 78 ans. En 2001, un ascenseur fut inauguré afin de faciliter l'accès entre le quai du Maréchal-Joffre et le oont de Levallois.

À l'instar des appellations "République" ou "Hôtel de Ville", le nom de rue de la Liberté est présent dans de nombreuses communes de France. La rue de l'Arrivée ouverte le 30 décembre 1891 devint rue Diagonale puis rue de la Liberté le 20 décembre 1896.

De son vrai nom Carlos Louis de Funès de Galarza, ce célèbre comique naquit à Courbevoie le 31 juillet 1914. Il fit ses débuts comme pianiste et amuseur public à Pigalle et s'inscrivit au cours Simon où il fit la connaissance de Daniel Gélin. Il fit ses premiers pas dans le 7e art 1945 dans l'Amant de paille. En 1961, Robert Dhéry lui offrit le premier rôle dans La belle américaine. La critique s'intéressa à lui avec La traversée de Paris. Il travailla aussi avec des réalisateurs comme André Hunebelle avec qui il tourna la série des Fantômas, ou Gérard Oury qui signa La Grande Vadrouille, son plus grand succès, mais aussi Le Corniaud avec Bourvil, La Folie des grandeurs avec Yves Montand ou bien encore Les Aventures de Rabbi Jacob. Il mourut en 1983, victime d'un accident cardiaque. La ville décida de donner le nom de ce Courbevoisien le 20 décembre 1999.

Bibliothécaire à l'Arsenal de Paris, il fit don à la ville de ses livres qui constituèrent le départ de la première bibliothèque populaire libre de Courbevoie. Propriétaire du terrain du square qui s'étend devant la mairie, il le céda à la ville à des conditions fort avantageuses. Historien, journaliste et romancier, il dirigea la "Revue de Paris". Changeant son nom en celui de Ferracus, il publia un pamphlet hebdomadaire où il fustigea l'Empire. Son nom a été donné à une voie de Courbevoie par délibération du 10 Février 1905.

Anciennement nommée Chemin des Canipeaux, la rue a pris Je nom de cette ville de Belgique après la guerre de 1914, en hommage aux nombreuses victimes qui périrent dans l'incendie de la ville lors de représailles allemandes. Voir noms de villes et de régions.

François Madiraa (1819-1897), Courbevoisien qui fit un legs de 25 000 francs à la ville. Celui-ci fut en partie employé à venir en aide à une famille de 7 personnes qui habitait 18, rue de Paris. La mère était blanchisseuse à 2 francs par jour, la fille Blanche, 20 ans, gagnait 2,50 francs. A elles deux, elles faisaient subsister 4 enfants entre 15 et 4 ans ainsi qu'une grand-mère invalide. L'autre partie du legs fut placée en rentes dont les arrérages servirent chaque année, le jour de la fête nationale à décerner un prix de mérite à une jeune fille de Courbevoie. 5 000 francs furent enfin distribués à la caisse de secours des pompiers. Délibération du 6 juillet 1897. Pour la petite histoire, la rue du Tourniquet (à l'emplacement de l'actuel parc de Lattre de Tassigny) et la rue des Blanchisseurs (à proximité de l'actuelle rue Arletty) faillirent bien être rebaptisées rue Madiraa à la suite d'une réclamation émise par la famille du donateur qui s'émut de l'emplacement choisi pour donner le nom de leur famille à une voie" située à l'extrémité de la ville, et non pas dans le quartier où le bienfaiteur avait habité plus de 30 années".

Monsieur Malvesin était propriétaire de parcelles de terrain importantes qu'il fit lotir et viabiliser avant de les céder à la ville.

Journaliste gastronomique, ami de Louis Ulbach.

Date à laquelle fut signée l'Armistice de la première guerre mondiale. Ouverture de la rue du 11 novembre décidée par délibération du 9 juillet 1923.

Le boulevard de la Paix, ouvert le 15 octobre 1934, prit le nom d'avenue du Maréchal Pétain par délibération du 18 octobre 1941, devenu chef de l'état français. En 1944, la voie reprit son nom initial après la libération.

Louis Pasteur, normalien, chimiste et biologiste français (1822-1895). Il se consacra à partir de 1857, à des travaux sur la fermentation qui lui permirent de mettre au point la pasteurisation (principe de conservation). Il mit également au point le principe des vaccins par inoculation des microbes, puis créa le vaccin contre la rage en 1885. Cette découverte lui apporta une gloire considérable et entraîna la fondation, en 1888, de l'Institut Pasteur qui poursuivit son oeuvre.

Le 18 octobre 1895, le conseil municipal, adressant ses condoléances à la veuve du savant, décidait que son nom serait donné à la voie principale qui devait être ouverte dans Bécon.

Bateau océanographique de Jean-Baptiste Charcot, qui coula en 1936 lors d'une campagne dans les régions polaires (voir rue Jean-Baptiste-Charcot). La rue fut ouverte après délibération du conseil municipal du 3 juillet 1958.

Le-dit passage fut ouvert après délibération du 1er mai 1880. Il relie encore aujourd'hui la rue Jean-Baptiste-Charcot au boulevard Saint-Denis, d'où son nom ...

C'est vers 1840 qu'une véritable "révolution" se produisit avec l'arrivée du chemin fer. La plaine de Bécon, qu'il traversait pour relier Paris à Saint-Germain, s'en trouva considérablement modifiée, d'autant que la Compagnie de l'Ouest trouva dans son sous-sol la manne nécessaire en sable et gravier pour effectuer à bon compte ses travaux d'entretien et de soutènement. Elle acquit donc petit à petit toutes les parcelles possibles jusqu'à totaliser une quinzaine d'hectares rien que sur le territoire de Courbevoie. La sablière constituant un domaine considérable, elle fut revendiquée dès 1881 par la mairie qui y voyait là une zone désertique aux portes de la ville et de Bécon. 

Avant de devenir une rue à part entière au début du siècle, la rue de la Sablière était passée par le stade intermédiaire de chemin dans les années 1870.

Nom d'un prédicateur chrétien envoyé en Gaule au milieu du Ille siècle, pour évangéliser la région des Parisis. Il fut torturé et décapité par les Romains. La légende raconte qu'alors que l'on venait de lui couper la tête, il se releva et marcha jusqu'à un lieu nommé Catulliacus où il désirait être enseveli. C'est là que s'élevèrent l'abbaye royale et la ville portant son nom. Au Moyen-Age, Courbevoie devait allégeance à l'abbaye de Saint-Denis. Ce n'est qu'en 1248 que les Courbevoisiens furent affranchis de cette servitude, contre la somme de 1700 livres parisis. Cette voie, parmi les plus anciennes de la commune, indique la route qui permettait de se rendre à Saint-Denis.

On recense de nombreux saints portant ce prénom comme Saint-Guillaume-de- Vercueil, fondateur de la congrégation des Ermites à Naples ou Saint-Guillaume, archevêque de Lourdes. Pourtant, il semble que c'est à Saint-Guillaume-de-Paris (1104-1202) que la rue de Courbevoie fait référence. Né à Paris et élevé au couvent de Saint-Germain-des-Prés, il fut nommé Chanoine de Sainte-Geneviève (Courbevoie possède également une rue portant ce nom). En mission au Danemark, il y accomplit de nombreux miracles et y testa son humilité et sa soumission à la volonté de Dieu.

Patronne de Paris et de ses environs. La légende dit que Sainte-Geneviève faisait paître ses moutons à Courbevoie, dans le futur quartier de La Défense. Elle était surnommée "la bergère de Nanterre" et fut remarquée, vers l'âge de 10 ans, par l'évêque Germain d'Auxerre qui lui conseilla de se consacrer à Dieu. Ce fut le début de sa vocation. Elle exhorta les habitants de Lutèce à se défendre et à prier Dieu face à l'armée d'Attila en 451.

Maurice Sarrail, général français (1856-1929), sorti de Saint-Cyr en 1877, servit tout d'abord en Afrique. Directeur de l'Infanterie de 1907 à 1911, il commanda la 31m, armée de la Marne en 1914, puis celle des forces françaises d'Orient (1915-1917). Ayant détrôné le roi de Grèce Constantin, il fut rappelé en France en décembre 1917 à l'arrivée de Clémenceau au pouvoir. Il fut nommé Haut-Commissaire en Syrie en 1924. L'ancienne place de la gare de Bécon créée le I" Juin 1892, devint place Sarrail par délibération du 28 Mars 1929.

Caroline Rémy, dame Ghébard, connue sous le pseudonyme de Séverine. Journaliste, écrivain, poétesse, elle participa à l'hommage rendu à Armand Silvestre, lors de l'inauguration du monument qui lui fut consacré à Paris, le 31 octobre 1906.

L'ancienne rue de !'Avenir ouverte le JO Juillet 1896 devint rue Séverine par délibération du 6 décembre 1929.

Ouverture de la voie après délibération du 27 février 1940. Le nom de cette voie est en rapport avec la configuration du terrain.

En 1864, la délibération du 27 octobre classe le chemin dit des "Vanètes" en rue des Vanettes.

Référence aux vignes toutes proches qui se trouvent dans le parc de Bécon. Ce nom fut donné à une voie nouvelle ouverte dans le quartier par décision du 25 février 1997.

Victor Villebois-Mareuil, colonel français (1847-1900). Placé à la tête du 1er corps étranger, il démissionna en 1895 et mit son épée au service de la cause des Boers pendant la guerre du Transvaal où il trouva la mort. Délibération du 12 juin 1900 sur proposition des habitants du quartier de Bécon. Voir aussi rue du Président-Krüger.

Date de proclamation de la 1ère République (1792). Anciennement nommée "Chemin des Anglais", devenu "Chemin des Angles" par déformation. La voie devint rue du 22 septembre par délibération du 10 janvier 1893, sur proposition de Monsieur Rabardeau, conseiller municipal.

Alessandro, Comte de Volta, physicien italien né à Côme (1745-1827). Auteur de travaux sur l'électricité, il inventa la pile électrique en 1800 (d'où le mot Volt qui désigne l'unité électrique). Cette nouvelle voie ouverte au bout de la rue Franklin, prit le nom de rue Volta, sur proposition de Monsieur Pelletier, conseiller Municipal, le 10 Janvier 1893.

Jean-Antoine Watteau, peintre et dessinateur français, naquit à Valenciennes en 1684. On ignore tout de sa formation, sinon l'influence forte des peintres nordiques tels que Rembrandt et Rubens. Établi à Paris en 1702, il fréquenta des collectionneurs et travailla chez des maîtres de la mode tels que Gillot et Audran. En 1717, son Pèlerinage à l’île de Cythère établit un genre nouveau dans la peinture, celui des " fêtes galantes ", où belles et élégants se rencontrent dans des parcs où règne une atmosphère douce et mélancolique. Atteint de tuberculose, il mourut à Paris en 1721, après avoir livré son dernier chef-d'oeuvre : L'enseigne de Gersaint.

Anciennement rue des Fonds d'Asnières, la voie prit son nom le 11 juillet 1878.

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