Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes et hoverboards : ces engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) sont devenus un mode de transport du quotidien. Face à la multiplication des accidents dans les Hauts-de-Seine, un arrêté préfectoral renforçant les règles de sécurité pour tous les utilisateurs de ces engins a été signé le 27 juillet 2026.

Cet arrêté rend désormais obligatoires :

  • Le port d'un casque de protection pour tous les usagers d'EDPM (dont trottinettes).
  • Le port d'un gilet de haute visibilité ou d'un équipement rétro-réfléchissant.
  • Le respect des règles de circulation en vigueur, notamment la limitation de vitesse à 25 km/h et l'interdiction d'utiliser ces engins avant 14 ans.

Le non-respect de ces obligations est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 1 500 euros. Ces mesures s'accompagnent d'actions de sensibilisation et de contrôles renforcés menés par les forces de sécurité intérieure.

Quels engins sont concernés par cette réglementation ?

L'arrêté préfectoral du 27 juillet 2026 s'applique à l'ensemble des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) tels que définis par le Code de la route. Concrètement, il s'agit de tout engin électrique sans place assise, conçu pour une seule personne, dont la vitesse maximale autorisée par construction est comprise entre 6 et 25 km/h.

Sont donc directement visés : les trottinettes électriques, les monoroues, les gyropodes et les hoverboards. Ces engins partagent les mêmes règles de base, qu'il s'agisse de la circulation sur les pistes cyclables, des équipements obligatoires comme les feux de position ou le système de freinage, ou encore de l'avertisseur sonore.

Les engins non motorisés (rollers, trottinettes classiques), restent quant à eux assimilés à des piétons et ne sont pas concernés par ces nouvelles obligations.

Quel est l'équipement obligatoire en trottinette électrique ?

Le gilet haute visibilité ou équipement rétro-réfléchissant

Le gilet haute visibilité (souvent appelé gilet jaune ou orange) et les équipements rétro-réfléchissants jouent un rôle clé pour que vous soyez bien visible des autres usagers de la route, de jour comme de nuit. Dans les Hauts-de-Seine, leur port est désormais obligatoire en permanence pour tout utilisateur d'EDPM, quelle que soit l'heure ou la luminosité.

Les équipements techniques obligatoires sur l'engin

Au-delà des équipements portés par le conducteur, votre trottinette électrique (ou tout autre EDPM), doit elle-même respecter des exigences techniques précises pour circuler légalement sur la voie publique.

L'engin doit obligatoirement être équipé de :

  • deux dispositifs lumineux : un feu avant blanc ou jaune, un feu arrière rouge ;
  • des réflecteurs latéraux et arrière, pour garantir votre visibilité sous tous les angles ;
  • un avertisseur sonore audible à au moins 50 mètres ;
  • un système de freinage efficace, opérationnel sur les deux roues.

Une trottinette non conforme à ces critères est interdite sur la voie publique. Des gants de protection et des genouillères ne sont pas imposés par la loi, mais restent vivement recommandés pour limiter les blessures en cas de chute. Le transport d'un passager est quant à lui strictement interdit, tout comme la conduite sous l'influence de l'alcool.

Les règles de circulation à respecter en 2026

Vitesse maximale et zones de circulation autorisées

La vitesse maximale autorisée pour tout EDPM sur la voie publique est fixée à 25 km/h (une limite valable partout en France, y compris à Courbevoie et dans l'ensemble des Hauts-de-Seine.)

Pour ce qui est des zones de circulation, la règle de priorité est claire : les pistes cyclables doivent être empruntées en premier. En leur absence, vous pouvez circuler sur les routes.

Sur les aires piétonnes, la circulation est tolérée uniquement à une allure très réduite : 6 km/h maximum, soit le pas d'un piéton, avec priorité absolue aux piétons. La circulation sur les trottoirs reste quant à elle interdite, sauf dérogation municipale expresse.

Âge minimum et interdictions d'usage

Pour circuler sur la voie publique en trottinette électrique ou tout autre EDPM, vous devez avoir au moins 14 ans. En dessous de cet âge, l'utilisation est uniquement autorisée sur terrain privé. Les parents qui laissent un enfant de moins de 14 ans rouler sur la chaussée s'exposent à des risques juridiques en cas d'accident.

Au-delà de l'âge, plusieurs comportements restent strictement interdits : débrider son engin pour dépasser les 25 km/h, porter des écouteurs ou tout dispositif audio pendant la conduite, ou encore utiliser son téléphone au guidon.

Assurance responsabilité civile : une obligation légale

Au-delà du casque et du gilet, rouler en trottinette électrique sans assurance est un délit. En tant que véhicule terrestre à moteur, tout EDPM est soumis à l'obligation de souscrire une assurance responsabilité civile, conformément à l'article L211-1 du Code des assurances — exactement comme une voiture ou une moto.

Attention : votre assurance multirisque habitation ne couvre pas les dommages causés avec une trottinette électrique. Vous devez impérativement disposer d'un contrat spécifique ou d'une extension dédiée.
En cas de contrôle sans assurance, vous vous exposez à une amende pouvant atteindre 3 750 €. Les formules de responsabilité civile dédiées aux EDPM démarrent à partir de 3 € par mois : une dépense modeste au regard des risques encourus.

Quelles amendes en cas de non-respect des obligations ?

Les sanctions prévues par l'arrêté préfectoral local

Le non-respect des obligations fixées par l'arrêté préfectoral du 27 juillet 2026 expose les contrevenants à des amendes graduées selon la gravité de l'infraction :

  • 35 € (contravention de 2e classe) pour le non-port du casque ou de l'équipement rétro-réfléchissant ;
  • 135 € (contravention de 4e classe) pour la conduite sur une voie interdite, l'usage d'écouteurs ou d'un téléphone, ou le transport d'un passager ;
  • 1 500 € (contravention de 5e classe) pour le débridage de l'engin, c'est-à-dire toute modification permettant de dépasser les 25 km/h autorisés.

Ces montants s'appliquent à Courbevoie comme dans l'ensemble du département des Hauts-de-Seine. Plusieurs infractions peuvent se cumuler lors d'un même contrôle.

Les contrôles renforcés par les forces de sécurité

Dans les prochaines semaines, des contrôles renforcés seront menés dans les Hauts-de-Seine par les forces de sécurité intérieure — police nationale, gendarmerie et police municipale — afin de vérifier le respect des nouvelles obligations.

Pour plus de renseignements

Téléchargez l'arrêté préfectoral renforçant les règles de sécurité pour tous les utilisateurs d'EDPM en cliquant ici.

Adoptez les bons réflexes dès maintenant : équipez-vous avant de prendre la route. La sécurité sur nos voies courbevoisiennes est l'affaire de tous.