Nous avons été informés par la direction académique des Hauts-de-Seine qu’un arbitrage gouvernemental a été rendu au sujet de l’Ecole européenne.

 C’est avec un profond regret que nous avons ainsi appris son transfert à Paris à compter de la rentrée 2027 sur un site encore inconnu.

Faute d’un plan de financement permettant de réaliser le projet initial, celui-ci avait dû être repensé. La solution alternative proposée par la région consistait à pérenniser l’installation des classes de collège et de lycée de l’Ecole européenne au sein du lycée Lucie Aubrac, tout en laissant les classes de primaires sur le site de l’école Carron. 

Cette solution, qui contrevenait en effet au cahier des charges du projet imposé par l’Union européenne et consistant à réunir l’ensemble des niveaux sur un site unique, n’a pas été accepté et je le regrette.

Les efforts de médiation menés par la ville de Courbevoie pour tenter de rapprocher les parties n’auront malheureusement pas permis de trouver une solution permettant de pérenniser cette école sur le territoire de la commune.

Comme cela a été rappelé aux autorités académiques, les Courbevoisiens représentent environ la moitié des élèves de l’Ecole européenne. La ville veillera à ce qu’une solution soit trouvée pour ceux inscrits en section anglophone, afin qu’ils puissent poursuivre, d’une manière ou d’une autre, un cursus en langue anglaise. 

Les jeunes Courbevoisiens de la section francophone seront bien entendu accueillis dans les écoles primaires de la ville. Pour les élèves du secondaire (collège et lycée), nous demandons à l’éducation nationale de s’assurer qu’ils puissent poursuivre leur scolarité dans les établissements courbevoisiens.

« Je regrette et déplore l’arbitrage rendu par le Premier ministre, sans même en avoir été préalablement informé. Je me suis personnellement investi pour que l’Ecole européenne s’implante à Courbevoie, en proximité immédiate de La Défense où travaillent de nombreux cadres étrangers. La décision de transférer celle-ci à Paris est une perte pour nous. Je serai très vigilant à ce que tous les jeunes Courbevoisiens qui y suivaient leur scolarité soient accueillis dans les meilleures conditions dès la rentrée 2027. »

Jacques Kossowski, Maire de Courbevoie