Courbevoie, ville pilote pour l’insertion des alpagas dans ses parcs et jardins

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Courbevoie, ville pilote pour l’insertion des alpagas dans ses parcs et jardins

Publiée le dimanche 31 mars 2019
Une première dans les Hauts-de-Seine : un troupeau de 16 alpagas va bel et bien venir en renfort des agents de la ville et du service espaces verts en particulier, et dès le 2 mai 2019.

Merci à tous pour vos réactions enthousiastes et souvent très drôles,  Le troupeau d’alpagas ne viendra pas brouter à Courbevoie, c’était un poisson d’avril ou plutôt un lama d’avril ;-)
Sur Facebook,  plus de 450 personnes ont aimé et plus de 20000 personnes ont été touchées. 

Entretien des petites surfaces complexes de pelouses

Dans un mois, vous pourrez voir au quotidien des membres du troupeau venir brouter l’herbe des petites surfaces engazonnées, en appui des agents de la Ville. La phase de recrutement sera une étape essentielle. Les candidats retenus devront faire preuve de bonnes capacités d’adaptation et d’appétence pour le travail en équipe.

« Bien sûr, il faudra former les alpagas à la technique de la taille et leur apprendre à lire une fiche de mission, mais c’est un challenge intéressant à relever ! » indique Christian Maillard, Directeur des espaces vert de la ville.

Gestion des déchets verts de la tonte

La ville de Courbevoie produit sur l’année plus de 12 tonnes de déchets issus de la tonte des pelouses. L’arrivée des alpagas est là encore bénéfique à tous niveaux. Ces mammifères consomment en moyenne deux kilos d’herbe par jour. « Nous aurons un léger reliquat, mais avec cette production, nous pouvons nourrir tout l’année, le troupeau au complet sans investissements » complète Christian Maillard. Ainsi, la ville va réduire de près de 90% les sorties de camions bennes au centre de gestion des déchets verts d’Argenteuil, pour ce traitement spécifique. « Ces petits camélidés sont un pas de plus vers une gestion plus écologique de la ville » indique-t-il. Plus étonnant encore, les alpagas peuvent consommer des tiges ligneuses de petite section, comme les pousses de l’année de fruitiers, de vignes et autres arbustes. De ce fait, ils seront également mis à contribution pour la destruction des bois de coupe provenant de la taille des vignes de la ville.

Classes pédagogiques et ateliers toute l’année

Passé l’aspect insolite, le culturel revient. Ce troupeau va être source de nombreux ateliers pédagogiques encadrés par les services espaces verts et le service enseignement. Il sera notamment question d’apprendre à tondre la laine et pourquoi pas d’envisager sa vente si la quantité est suffisante. En effet, la fibre de la laine d’alpaga est d’une qualité exceptionnelle et possède un pouvoir important d’isolation thermique. La production annuelle de laine sur le troupeau complet approchera les 45 kilos.

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