Natalia et Vitalie - quartier Cœur-de-ville

Natalia et Vitalie - quartier Cœur-de-ville

Publiée le jeudi 02 avril 2020
Natalia et Vitalie se sont récemment installés à Courbevoie, dans le quartier Cœur-de-ville. Ils vivent le confinement dans leur appartement, avec leurs deux enfants, âgés de 6 et 2 ans.  

Comment vivez-vous votre confinement ? 

Le confinement se passe bien jusqu’à présent. Un adulte sort une fois par semaine pour les courses, un parent tous les deux jours pour les enfants, pendant une demi-heure. Nous privilégions le balcon, où les enfants peuvent s’installer dans un hamac. Nous avons également acheté des appareils de sport d'appartement, que nous garderons ensuite.  En dehors des repas, la table du salon se couvre de PC, téléphones portables et carnets de notes ou d'apprentissage : un bureau dans tous les sens du terme ! À 20 heures, c'est la fête : les enfants aiment bien les applaudissements... Nous leur avons bien expliqué la situation, qu’ils comprennent globalement. Mais il est compliqué d’empêcher « le naturel enfantin » de ramasser des branches dans la rue, de vouloir aller au parc ou d'approcher d'autres enfants en promenade. Le rappel à l’ordre des parents s'impose alors systématiquement. Auparavant, nous avions beaucoup d'activités dans la ville, de plein air ou avec des amis, et c’est ce qui nous manque le plus. Enfin, nous nous inquiétons beaucoup des impacts psychologiques que le confinement aurait sur tous les enfants, car l'école, outre son aspect éducatif, participe à leur formation et à la préparation de leur vie en société. 

Continuez-vous à travailler, et comment cela se passe-t-il ?  

Nous sommes manager conseil et consultante, en télétravail tous les deux. Nous y arrivons, en alternant les appels professionnels et les séances d’animation pour les enfants. Ils nous interrompent parfois dans notre travail, mais nos interlocuteurs se montrent indulgents, compte tenu de la situation, d’autant plus qu’ils sont souvent dans le même cas. Le plus compliqué, c’est lorsque nous sommes en rendez-vous téléphonique en même temps. Nous avons donc établi un planning actualisé en permanence, affiché sur le réfrigérateur, qui indique les appels impératifs de chacun et donc les créneaux à éviter. Les enfants font les devoirs qu’ils reçoivent par e-mail avec la maîtresse et avec le soutien des parents, ou encore via France 4, mais ce n'est pas très évident. 

Une réflexion à partager ?  

Comme le suggère le titre du film de Woody Allen Whatever Works, nous pensons qu'il n'y a pas de solution miracle ou parfaitement transposable pour vivre ce confinement : chacun doit trouver sa solution... C'est un exercice très particulier. Chacun doit prendre son mal en patience et faire son maximum dans cet effort collectif. Cette épreuve est un vrai risque pour les couples, les enfants et les personnes exposées aux violences domestiques ou à l’incivisme de voisinage. Il faut savoir se concentrer sur les points positifs : cela aide ceux qui sont « au front », et la baisse de la pollution est bénéfique pour la planète. Enfin, c'est l’occasion pour tous de se poser les bonnes questions et de prendre de bonnes résolutions. Nous envisageons, par exemple, de continuer à fréquenter les commerces de proximité, que nous avons découverts à cette occasion, car nous sommes installés à Courbevoie depuis neuf mois seulement. Enfin, nous rencontrons des voisins que nous n’avions jamais vus auparavant, et c’est très agréable. 

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