Inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1987, cette insolite « fabrique » orientalisante constitue l’un des monuments les plus atypiques de Courbevoie. Impossible de ne pas remarquer cette insolite silhouette, de 13 mètres, à l’entrée du parc de Bécon, avec une architecture réalisée en pin, un bâtiment couronné de dômes à bulbes dorés évoquant l’Europe de l’Est. Le « pavillon des Indes anglaises », surnommé quelquefois le « Taj Mahal de Courbevoie », a été conçu pour le prince de Galles, le futur roi d’Angleterre Edouard VII, comme une vitrine pour exposer les collections de son empire colonial lors de l’Exposition universelle de 1878, sur le Champ-de-Mars, à Paris dans une galerie couverte. Cette « fabrique » est remontée quelques années plus tard, par hasard, à Courbevoie après son achat par Georges Stirbey, alors propriétaire du château et du parc de Bécon, pour servir de villa-atelier à l’une de ses deux filles adoptives, l’artiste Georges Achille-Fould. Propriété de la Ville depuis 1951, cet ensemble atypique, usé par les aléas du temps, est entièrement restauré en 2013. Le Pavillon des Indes renoue avec sa vocation d’origine, en redevenant un atelier d’artiste, et lieu de résidence, dans la partie en briques, pour un jeune artiste issu de l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris.
Dessin et photos : Julien Jaulin.

 

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