Quand les animaux apportent du bien-être

Santé & solidarité

Quand les animaux apportent du bien-être

Publiée le lundi 14 octobre 2019
Les animaux sont à l’honneur de cette nouvelle édition d’handi-partage vendredi et samedi prochains au centre événementiel. La médiation animale et la simple présence des animaux sont en effet de réelles sources de bien-être au quotidien et peuvent aussi apporter des bienfaits thérapeutiques à tous, comme aux personnes en situation de handicap.

Rencontres avec, Gaëlle Olivares et Ingrid Maguerite, deux intervenantes qui seront présentes à cette édition d’Handi-partage.

"Plus d’efficacité dans des exercices de mémoire ou de motricité"

Gaelle Olivares, éducatrice spécialisée comportementaliste canin, et ses deux chiens Ivory et Nono, interviennent à Handi-Partage, les vendredi 18 et samedi 19 octobre, avec des ateliers de médiation animale par le jeux.

Comment en êtes-vous venue à travailler avec vos chiens ?

Gaëlle Olivares : Je suis une ancienne vendeuse de voiture. Mais j’ai toujours voulu travailler avec mes chiens. J’ai donc profité de ma maternité pour m’orienter différemment. J’ai alors passé mon diplôme d’Etat qui me permet d’intervenir avec mes chiens aussi bien auprès des personnes âgées dans des Ehpad, auprès de jeunes adultes handicapés, dans des centres de loisirs ou même auprès de la police, de la gendarmerie ou dans des centres pénitentiaires comme la prison d’Aix-en-Provence.

Qu’apportent les chiens auprès des personnes âgées notamment ?

G. O. : Je travaille dans une vingtaine d’Ehpad des Bouches-du-Rhône. Les chiens permettent de faire des exercices de mémoire, de parole ou de motricité avec une efficacité accrue. Les résidents, à qui j’ai présenté les chiens auparavant, ne sont pas effrayés et n’hésitent pas à les caresser ou à leur parler, même ceux qui sont en général enfermés dans leur bulle. Mes chiens sont très forts mais savent adapter leur dynamisme à la personne avec qui ils interagissent. Ils sont aussi très instinctifs. Par exemple, quand Ivory sent qu’une personne “s’absente” un peu, elle n’hésite pas à chercher à la faire réagir en la léchant ou en aboyant.

Vos chiens, des american staffordshire terriers, ne font-ils pas un peu peur ?

G. O. : Effectivement c’est une race de 2e catégorie, ce qui veut dire potentiellement dangereuse. Mais bien éduqués, ce sont des chiens adorables qui souffrent un peu d’un délit de "sale gueule", et les faire aimer et apprécier fait partie du défi que je m’étais lancé. C’est par contre un long travail de préparation, car je les élève depuis qu’ils ont l’âge de deux mois. Nous avons suivi des cours d’éducation canine, je leur ai appris depuis longtemps à être en contact avec des personnes différentes ou, par les jeux, à s’adapter à toutes les situations. Et aujourd’hui, je suis très fière d’eux et des services qu’ils rendent aux autres. Ce sont aussi des “facilitateurs” de contact. Ainsi, des séances avec des jeunes de centres sociaux dans un Ehpad de Marseille, pour leur apprendre à mieux respecter les anciens, se sont parfaitement déroulées grâce aux jeux faits avec les chiens.
 

Valoriser le handisport grâce à la médiation animale

À l’occasion d'Handi-partage, découvrez le canisport et le canihandi, avec Ingrid Maguerite et son association Toutou Anim’.

Qu’est-ce que le canisport ?

Ingrid Marguerite : Le canisport regroupe des activités sportives que l’on peut faire avec son chien, notamment le canicross qui consiste à courir relié à son chien retenu par du matériel adapté. Le chien tracte ainsi l’humain et le stimule à faire l’effort ensemble. Pour cette manifestation Handi-partage, nous allons présenter aussi du canihandi. Le principe est le même mais le chien est alors relié à un fauteuil roulant ou une personne en situation de handicap. Avec un membre de l’équipe qui accompagne chaque passage, il est là pour assurer la sécurité du chien et de la personne.

Cela doit demander une grande force du chien ?

I. M. : Oui bien sûr. Rox, notre Boxer Saint-Bernard, pèse 50 kg et est d’une grande force physique. Il est donc apte et habitué à pratiquer le canihandi. Mais il intervient aussi depuis deux ans auprès d’autres publics comme des paraplégiques, des personnes atteintes d’Alzheimer, des enfants ou des adultes. 

C’est ce que vous appelez la médiation animale. En quoi cela consiste-t-il ?

I. M. : C’est une continuité de la médiation animale, cela consiste à instaurer un lien entre un animal et un humain. Par exemple, faire lire à haute voix par un enfant, qui se sent ainsi en sécurité et y trouve alors du plaisir, un livre à un animal. Ou inciter une personne atteinte d’Alzheimer à caresser un chien, ce qui souvent stimule sa mémoire, notamment si elle a eu chien avant. Pour nous aider dans cette tâche, mon associée Adélaïde et moi-même, nous avons, en plus de Rox, d'autres animaux, Lia, une petite croisée bodeguero, Marley, un labrador ainsi que des lapins.

Comment en êtes-vous venue à pratiquer cette activité ?

I. M. : J’ai 20 ans d’expérience dans l’animation et l’éducation, j'ai exercé entre autre à Courbevoie justement. J’ai souhaité travailler avec mon chien Rox et me suis aperçue de ses bienfaits, notamment auprès de personnes en situation de handicap. Nous avons donc créé notre association Toutou Anim’ qui valorise ce rapport entre l’homme et l’animal à travers de nombreux ateliers et notamment le handisport.

En savoir plus : www.toutou-anim.fr
 

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