En intitulant son dernier édito d’octobre « relogement aux Damiers, une opération exemplaire », le Maire fait sien l’adage « plus c’est gros, plus ça passe »! Les 248 familles qui n’ont pas eu la chance des deux citées par le Maire apprécieront. L’auto-satisfaction permet de ne pas se remettre en question. À mini-Courbevoie, Oui-Oui serait toujours heureux !
Mais respecter la vérité, c’est respecter les habitants. Et l’on attend au moins cela du Maire. Rétablissons donc cette vérité : le délogement des habitants des Damiers pour y construire des tours de luxe est une opération scandaleuse et immorale car elle ne bénéficie qu’au promoteur :
- Des départs résultant de la pression psychologique exercée, dont l’autorisation de démolir donnée par le Maire alors que les immeubles sont encore occupés. Les propositions de relogement ont été rares, sans vrai choix pour les habitants.
- Une opération où seuls les habitants y perdent. Pour beaucoup cela représente un vrai traumatisme personnel et familial car ils doivent quitter un quartier qu’ils aiment, une école, des voisins et amis et des logements agréables. En contrepartie, aucune indemnisation réelle, sauf une faible allocation de déménagement. Le promoteur s’est même félicité dans un article récent du Parisien de n’avoir jamais versé un euro d’indemnité de départ !
- Des habitants non associés à leur avenir, le Maire ayant refusé de les faire participer à la Commission de Relogement créée par lui. Ce n’est que face à l’insistance des représentants des groupes Modem et PS que des réunions en leur présence on été organisées.
- Une opération opaque. Nous sommes ravis que quelques familles aient bénéfi cié de conditions avantageuses de relogement. Il est dommage que les mêmes négociations n’aient pas été proposées à la majorité d’entre elles. Le Maire a toujours refusé notre demande principale : un plan de relogement global, transparent, négocié, avec indemnités.
C’est parce que nous ne pouvions plus cautionner ces méthodes scandaleuses - que nous dénonçons depuis le départ - que Martine Volard, ancienne conseillère municipale, a démissionné en avril 2010 de cette Commision-fantoche.
Cet édito du Maire nous le prouve encore, le mensonge et les promesses non tenues sont les deux facettes d’une même réalité : l’autisme de la Municipalité envers ses habitants et l’immobilisme qui conduisent notre ville au même état que le Pavillon des Indes : la décrépitude.
Patrick Bolli et Franck Parmentier
Groupe Mouvement démocrate / CAP 21
Courriel : cm@modem-courbevoie.fr - Tél. : 06 78 44 46 74
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